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Mon coeur à vif |
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Lilia Espérance |

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Poème à celui qui écrit l’histoire
Toi qui écris l’histoire en lettres de sang, Puisque ton récit n’a pas de fin, Ouvre à jamais une parenthèse Où je pourrai me reposer, Je n’en peux plus de cette vie Qui, insipide, m’insupporte, Dans le vide, elle m’emporte, Clos le chapitre, ouvre la porte, Je suis comme morte.
Toi qui écris l’histoire en lettres de sang, Efface mon nom de cette absurde fiction, Si tu ne peux gommer mes erreurs de ma conscience, Arrache la page de mon existence Où je frise la folie, Bloquée entre des mots que je vomis : Amour et Mélancolie.
Toi qui écris l’histoire en lettres de sang, Si vraiment tu es Tout puissant, Aie pitié de tes personnages Car ton imagination sans fin Et tes grands délires d’écrivains Pour nous, vivants, ont de réels dommages.
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