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Mon coeur à vif |
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Lilia Espérance |

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Le dernier acte
Mille tuyaux pour accorder Le corps à la légalité Mais qui pense à raccorder Le corps à la volonté ?
Puisqu’au regard de la médecine, Mourir paraît indécent, Puisse à jamais me retrouver infirme, Un jour, sur un lit blanc.
Et si, par hasard, cela doit m’arriver, Puissent ces tuyaux avoir pitié de moi, De ce corps essoufflé, Des souffrances qu’il m’impose.
Et ces bonshommes qui s’affaireront autour de moi, Puissent-ils, par hasard, commettre une erreur, Ne pas m’administrer la bonne dose Et laisser en paix mon cœur.
Personne ne laisse le rideau ouvert Lorsque la pièce est terminée, Puissent à jamais se fermer mes paupières Et retrouver la sérénité. |
