Mon coeur à vif

Lilia Espérance

Silences

 

Il y a les silences qu’on choisit

Et ceux qu’on subit,

Parfois le silence s’impose,

Parfois le silence indispose.

 

Il y a le silence qu’on savoure

Quand on se met au lit,

Parfois le silence se fait velours,

Parfois le silence se fait rubis.

 

Mais parfois le silence vous entoure

Comme un lierre maudit,

Quand le silence se fait vautour

Et fait fleurir l’ennui.

 

Il y a les silences qu’on délecte

Et ceux qu’on regrette

Quand on n’ose pas dire son amour

A ceux qu’on chérit.

 

Il y a le silence créatif de l’artiste,

Il y a le silence créateur de douleur,

Parfois le silence est propice à la réflexion,

Parfois le silence exprime l’hésitation.

 

Il y a aussi les silences déguisés,

Ceux qui en disent longs,

Parfois le silence nous trahit,

Parfois le silence se fait cri.

 

Il y a les silences que l’on cache

Sous une apparence bavarde,

Ce silence que l’on chasse

Par peur d’être démasqué.

 

Parfois le silence est maîtrisé,

Parfois le silence nous échappe,

On le fuit mais toujours il nous rattrape,

Le silence nous kidnappe.

 

Parfois le silence est rassurant

Mais parfois il se montre cruel,

Il y a les silences qui ne durent qu’un instant

Et puis il y a le silence éternel.